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Presse écrite et web

Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant France.
Gaspard-Hubert Lonsi Koko est écrivain, président du club de réflexion « Enjeux Socialistes et
Républicains ». Lire l'article
Congo Forum - 06.05.08


Micmacs ethnique sur les listes (Karim Bourtel)

Secrétaire de section dans le 15e arrondissement de Paris et président du club Enjeux socialistes, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, relégué en 32e position à Paris, partage cet avis : "Ce qui est indamissible, c'est de monter les communautés les unes contre les autres et de jouer le jeu de la division ethnique". Selon lui, "les Maghrébins et les Noirs doivent s'associer pour gagner plus de force. Quand on jette une pierre sur un pigeon, le perroquet ne doit pas rigoler parce que lui aussi est un oiseau, et demain, ça pourrait être son tour".

Témoignage Chrétien - numéro 3099 du 11 mars 2004

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L'intégration piétine à la porte des partis français (Mathieu Van Berchem)

"Les politiques, ajoute (...) Gaspard-Hubert Lonsi Koko, font semblant d'ignorer l'évolution de la société. Comment lutter contre les discriminations à l'embauche quand on ne donne pas soi-même l'exemple ?", s'étonne ce socialiste d'origine congolaise. Malgré sa place très reculée (32e, inéligible) sur la liste PS à Paris, M. Lonsi Koko ira à la bataille des régionales : "J'espère susciter des vocations".

La Tribune de Genève du 28-29 février 2004

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On suppose que l'immigration se résume aux Maghrébins (article de Charlotte Rotman)

Gaspard-Hubert Lonsi Koko, militant socialiste à Paris dans le XVe, prend la plume pour demander "que la nomination du préfet Aïssa Dermouche, cette excellente initiative, ne soit pas l'arbre qui cache la forêt... D'autres citoyens issus de l'immigration non européenne - notamment de l'Afrique subsaharienne - et des DOM-TOM méritent également de sortir de l'ombre".

Libération - 20 janvier 2004 (http://www.liberation.com/page.php?Article=172283)

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Régionales : les partis pas très ouverts (article de Didier Hassoux)

C'est que "les grands diseurs ne sont pas forcément de grands faiseurs", philosophe, à Paris, Gaspard-Hubert Lonsi-Koko. Secrétaire de la section François Mitterrand dans le XVe arrondissement, d'origine congolaise, il devrait figurer en 18e position sur la liste Huchon pour les régionales. "Et encore, avant que les Verts n'arrivent et fassent reculer le Noir", rigole-t-il. Plus sérieusement, il lance à l'adresse des dirigeants PS : "Faire sans nous, c'est faire contre nous."

Libération - 4 janvier 2004 (http://www.liberation.fr/page.php?Article=162284)

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Magazine Télévision autrichienne

"Aussi longtemps qu'on distribue des tracts de campagne et qu'on sourit gentiment, on est bienvenu en politique. Mais dès qu'on veut des mandats, on dit, au sein du parti, que la population n'est pas encore prête pour des politiciens noirs. Mais ça, ça va changer. Bientôt, il y aura des députés et des maires de couleur. Alors, la France sera plus forte que jamais. (...) Finalement, la France pourra briller de toutes ses couleurs..."

Magazine.orf.at

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Belles idées noires, par Charlotte Rotman

(...) Ces militants ont souvent rencontré des difficultés. "On nous en demnade trois plus que les Gaulois de souche. On sent un racisme latent, sournois, estime Lonsi Koko, secrétaire de la section PS dans le XVe arrondissement de Paris. "A la base, on est présent, mais dans les équipes dirigeantes il n'y a pas de personnes d'origine africaine." Depuis 1995, il milite dans le XVe, mais a compris lors des dernières municipales qu'il n'aurait pas de place éligible sur la liste PS.
Libération du 20 août 2002 (http://www.liberation.fr/page.php?Article=48069)

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Convention fédérale du parti socialiste en vue de la ratification des listes pour les municipales de mars 2001

Chers camarades, laissons de côté le sirop de guimauve et parlons sincèrement. Avant de venir à cette Convention, j'ai lu l'ouvrage de Max Gallo intitulé Le Grand Jaurès. Une citation de Jean Jaurès, parmi tant d'autres, a le plus attiré mon attention. "Ce qu'il faut exclure du Parti Socialiste c'est l'esprit d'exclusion !"
Je pensais que, au parti Socialiste, le soleil brille pour tout le monde. Il est vrai que je ne regrette nullement ma métamorphose française, même si je n'oublie pas d'où je viens. Certes, nous avons l'habitude d'accompagner le menteur jusqu'à la porte. Mais... Force est de constater que, sur les listes pour lesquelles nous nous prononcerons tout à l'heure, il ne figure presque aucun citoyen français d'origine étrangère. Pourtant, le fichier fédéral est très riche en adhérents issus de l'immigration. Franchement, nous sommes sous-représentés.
J'ai conseillé aux camarades d'origine africaine ne figurant pas sur lesdites listes, ou alors qui y figurent en position non éligible, de se prononcer, lors des votes dans les arrondissements, favorablement. En effet, nous oeuvrons pour la crédibilité du Parti Socialiste à Paris, et non pour les intérêts individuels.
Nous ne sommes pas favorables au communautarisme. Mais que nous reste-t-il comme recours si, après avoir fourni l'effort en allant vers ceux qui sont censés nous intégrer, nous essuyons un refus catégorique ?
La France doit aimer toutes les couleurs qui la composent ; elle doit admirer ce magnifique arc-en-ciel qui reflète sa grandeur au-delà de ses frontières. A l'avenir, nous ne nous laisserons pas faire. Au Parti Socialiste, nous devons être à la fois égaux, différents et unis. En tout cas, nous ne comprenons pas cette discrimination. Nous aussi nous sommes dignes d'être des petits-fils de Jaurès.

Assemblée nationale, Salle Colbert Paris, le 8 janvier 2001

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Paris : manifestation du ''peuple noir'' contre la discrimination (AP)

Plusieurs centaines de personnes ont défilé samedi à Paris à l'occasion d'une ''marche nationale du peuple noir'' destinée à dénoncer les discriminations dont sont victimes les membres de la communauté afro-antillaise en France.

Entre 900 personnes, selon la police, et 3 500 selon les organisateurs, ont défilé entre la gare Montparnasse et l'hôtel Matignon à l'appel du Collectif Egalité. Ce dernier rassemble une cinquantaine d'associations anti-racisme, des syndicats, des associations communautaires. On remarquait notamment en tête de cortège l'écrivain Calixthe Belaya et le comédien Dieudonné.

Dénonçant ''ce processus de déshumanisation du peuple noir commencé dès le XVe siècle et qui perdure jusqu'à ce jour'', le collectif s'en est notamment pris aux violences policières, aux reconduites de clandestins vers leur pays et à ''l'absence quasi-totale des minorités visibles dans les secteurs médiatiques, politiques, financiers et culturels''.

''La France doit aimer toutes les couleurs qui la composent'', a déclaré à l'Associated Press Gaspard-Hubert Lonsi-Koko, président de Club Afrique, une petite association de coopération franco-africaine. ''Il est grand temps qu'on fonctionne en citoyens français au moment où l'on met le paquet sur la parité et le PACS'', a-t-il ajouté en insistant qu'il ne s'agissait pas d'une manifestation ''contre les blancs mais pour tous les êtres humains''.

Mai 2000

 

Radio :

RFI (le 26 février 2006) dans "Ainsi va l'Afrique"

"Vouloir noircir un noir, c'est manquer d'imagination"
http://www.rfi.fr/actufr/articles/074/article_42109.asp

RFI (le 15 mai 2005) dans "Ainsi va l'Afrique"


"Un pays qui se respecte et qui reçoit des immigrés doit mettre en place les
conditions appropriées pour que ces gens vivent dignement de la manière la
plus humaine possible."

Beur FM (le 18 mai 2005) dans l'Invité de Beur FM

"Les opprimés d'hier ne doivent pas se transformer en oppresseurs
d'aujourd'hui, tout comme il est inconcevable que les discriminés
d'aujourd'hui devient des potentiels bourreaux de demain."

Télévision :

Canal Plus (le 15 mai 2005) dans "Le vrai journal"

"Il est inadmissible que les opprimés d'hier se transforment en oppresseurs
d'aujourd'hui."